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Offenbach !


Offenbach ! Encore ? Oui : encore, délicieusement encore. Car si Folies d’O ne s’interdit rien, ni l’opérette d’après-guerre -  et pas davantage celle d’avant - ni les grâces viennoises, ni les emportements de la comédie musicale façon Broadway, il faut bien le dire : Offenbach est comme ces friandises auxquelles on a une fois goûté et vers lesquelles on revient toujours.

Y a-t-il en effet meilleur antidote à la morosité, meilleur remontant de temps de crise qu’Offenbach ? Il semble s’échapper de cette musique d’éternelles bulles de champagne : grâce à elle, le Second Empire nous sera pour jamais un Eden de peluche rouge, de danseuses encanaillées, de messieurs en goguette, d’insouciance élevée au rang des beaux arts. Etait-il si drôle ? C’est une autre affaire.

L’essentiel est que Jacques Offenbach, « petit Mozart des Champs Elysées », compositeur qui faisait s’époumoner de rire Claude Debussy et même – performance ! - sourire Nietzsche qui voyait en lui « la forme suprême de la spiritualité », l’essentiel est qu’il nous ouvre les portes d’un monde où les cocottes plument d’un même élan archiducs décavés et Brésiliens cousus d’or, un monde où rien n’est important sinon le prochain jéroboam de champagne.