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La guerre est en dentelles, la principauté est d’opérette, on y aime les militaires, on en raffole même puisque les grades se gagnent autant sur le canapé de la Grande Duchesse que sur le champ de bataille : c’est Offenbach, c’est La Grande Duchesse de Gérolstein où, contrairement à La Belle Hélène, on ne brocarde pas les dieux de l’Olympe mais – infiniment plus subversif - les puissants du jour. Car l’œuvre d’Offenbach est une bouffonnerie. Au sens premier : celui du bouffon qui, à travers rires et saillies, dit ses vérités au roi. Et nul doute que La Grande Duchesse de Gérolstein fut aux oreilles contemporaines aussi impertinente qu’aujourd’hui Les Guignols de l’Info.

Meilhac et Halévy, complices et librettistes d’Offenbach, y croquent d’une plume corrosive les us et coutumes de la famille et de l’entourage impérial. La Grande Duchesse est notamment une caricature à peine déguisée de l’Impératrice Eugénie qui, pour se venger des escapades amoureuses de son mari, va se mêler de politique étrangère et déclencher l’extravagante guerre du Mexique. Si la cour de Gérolstein ressemble à l’entourage de nos décideurs, elle reste et doit rester un pays imaginaire où la fantaisie et la folie poétique font danser l’opéra. Le hip-hop d’aujourd’hui se mêle à la révérence d’hier, la Vème République au Second Empire…

     
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Aujourd’hui, même si les airs très connus de cette opérette de Francis Lopez sont toujours dans l’inconscient collectif, La Belle de Cadix est un peu tombée dans l’oubli. Il s’agissait donc de la remettre à l’honneur par une mise en scène digne de ce chef d’œuvre de l’après guerre.

Ce travail a donc été confié à un metteur en scène de renom, Olivier Desbordes, grand habitué des festivals de plein air : il est le créateur du célèbre Festival lyrique de Saint-Céré et de l’Opéra éclaté dont l’objectif est de faire découvrir le vaste répertoire de l’opérette à des publics peu touchés par ce genre. S'inspirant de la Movida, Olivier Desbordes a cultivé les contrastes (rencontre entre deux univers, deux regards différents sur la vie) afin de dégager de vrais moments de plaisir et de rire, propres à l’opérette. Les moments dansés ont une grande place dans cette mise en scène. Ils ont été confiés au chorégraphe montpelliérain Bruno Pradet. Une nouvelle orchestration a été établie par Thibault Perrine pour les 40 musiciens de l'orchestre du festival.

Tournée nationale en 2010/2011011

     
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Parce qu’elle est l’œuvre du maître incontesté de l’opérette dans la deuxième partie du XIXe siècle, Jacques Offenbach. Le choix de ses sujets, sa musique légère et pétillante riche en mélodies et en rythme lui valent ce titre. De plus, il sait utiliser la danse avec malice.

La Belle Hélène est considérée comme la plus satirique de ses œuvres. L’intemporalité du livret (Grèce antique) permet de traiter des sujets sur la condition politique et humaine de son époque et qui demeurent d’actualité. La dernière représentation de La Belle Hélène à Montpellier remontait à 19 ans ! Un argument supplémentaire pour choisir cette œuvre comme ouverture à la nouvelle manifestation.

Cette comédie avait besoin d'être revisitée pour faire mouche en 2007. Le metteur en scène, Joël Lauwers, a donc rafraîchi le livret et adopté un parti-pris de mise en scène basé sur le rêve : le rêve d'un gardien de vestiges grecs enfermés dans des caisses, en transit dans un port… Tout est vu au travers de son songe. Le décorateur séduit par l'aspect "brut et contemporain" de l'Amphithéâtre d'O a décidé de tirer parti de la spécificité du lieu : il a conçu les décors comme autant d'installations, tour à tour poétiques (magnifique chambre d'Hélène dans l'Acte II) ou plus drôles (une île évoquant Mykonos avec mer, parasol, et galère dans l'acte III).